

Dormir à 2 en van : ce qu’on a (vraiment) appris
Si aujourd’hui découvrir le monde (ou même sa région) en van est une aspiration que beaucoup de gens développent, pour Julie cet amour remonte à beaucoup plus longtemps.
Pour elle, il ne s’agit ni d’un effet de mode, ni d’une passade. Explorer des endroits accompagnée d’un véhicule aménagé, c’est quelque chose qu’elle fait depuis bien plus longtemps. C’est avec ses parents, dès l’âge de ses sept ans, que Julie se fait absorber par cet univers (un peu comme Obélix avec la potion magique). Un van Volkswagen, ses parents et sa fratrie : voilà tout ce dont ils avaient besoin pour partir à l’aventure.
En 2020, elle continue de voyager en van à bord d’un Renault Trafic mais désormais avec un autre compagnon : Paul, son copain. Qui plus est, elle aménage son fourgon, là encore un autre pan d’une aventure s’ouvre à elle. Il faut penser à tout. Le point marquant de son aménagement : l’envie de prendre soin d’elle dans tous les aspects de la vie nomade. Et cela commence aussi par s’écouter et écouter son corps.
Les nuits sont faites pour recharger les batteries et c’est au tour de cette notion qu’elle nous plonge.
Table des matières
Souvenir d’aventure : la première nuit à deux dans un van
Le calme avant la tempête

Pour leur première nuit à deux dans leur van, Julie et son compagnon partent en direction de la mer Méditerranée. Plus précisément, ils se dirigent vers Collioure, petite ville côtière des Pyrénées-Orientales.
Niché entre mer et montagne, cet endroit est chargé d’histoire. Au travers de ces ruelles se dessinent les années passées et les couleurs n’en sont que plus belles. C’est aussi une terre baignée par les artistes. Le peintre Matisse dira même de la ville : “Il n’a pas en France de ciel plus bleu que celui de Collioure”.
C’est donc cette destination que Julie a choisie pour sa première nuit. Toutefois, c’est en prenant un peu plus de hauteur, dans les coteaux proches de vignes de la Côte Vermeille, qu’elle trouve son spot pour la nuit.
Quelle a été ta plus grosse surprise pour cette première nuit à deux dans le van ?
« Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit parce que j’avais l’impression qu’on allait s’envoler », nous raconte Julie.
Là-haut, le vent souffle plus fort. Si fort. Pour cette première fois, l’excitation a pris le pas sur tout le reste. Le van n’est pas encore réellement aménagé. Il est pour ainsi dire nu de toute isolation. Alors, lorsque les rafales tapent sur les parois du fourgon, l’écho du vent n’en est qu’intensifié.
La nuit est longue, très longue. La fatigue matinale se fait alors sentir et une idée germe aussitôt dans un coin de leur tête : la prochaine étape de l’aménagement sera à coup sûr d’isoler autant phoniquement que thermiquement leur fourgon.
Après la nuit en dent de scie, le temps de l’isolation
« C’est scandaleux à quel point l’isolation peut jouer sur la qualité de votre sommeil », confie Julie.
Si leur van pouvait parler, il serait certain qu’il leur dirait qu’ils ont fait un choix judicieux en se posant vraiment pour enfin l’isoler. Leur isolation à l’Armaflex et à l’Armacomfort leur a permis d’obtenir un espace vraiment plus cocon pour dormir à l’abri des bourrasques.
Condensation et ventilation : le vrai défi du sommeil en van
Le problème que personne ne vous dit
Deux personnes qui dorment dans 5m² produisent de la vapeur d’eau durant nuit, ce qui a pour résultat des gouttelettes sur le pare-brise et les vitres (ou même carrément des vitres trempées).
Julie a vécu ça dans le vieux Volkswagen familial :
« Quand tu te réveilles avec de la glace sur les vitres, c’est pas fou. Le matin, tout était mouillé. »
Pour résoudre ce problème, voici les 2 solutions les plus classiques :
- Bien anticipier l’isolation : L’Armaflex crée une barrière thermique. Les parois ne sont plus glacées, donc moins de condensation.
- Pensez à l’aération : Le matin, aération massive pendant 10 minutes. Leur prochain projet : une fenêtre latérale ou un lanterneau pour créer une vraie circulation d’air.

Vivre à deux dans un espace réduit : les petits compromis qui changent tout
Un aménagement pensé pour la vie à deux
5m². C’est tout ce qu’ils ont. 5m² pour vivre, dormir à deux. Et pourtant, Julie ne se sent jamais à l’étroit dans leur van aménagé. Tout simplement parce que leur aménagement, ils l’ont pensé pour eux. Chaque centimètre se devait d’être optimisé.
Au cœur de leur aménagement se trouve un canapé-lit sur mesure. C’est la pièce maîtresse de leur aménagement. Ils ont construit un meuble, comme un lit peigne qui se déplie en lit et se replie en canapé. Ils avaient pour mission que tout le monde y trouve son compte.
« Il fallait faire le lit à des dimensions particulières car mon copain est très grand », nous explique Julie.
Et, c’est chose faite avec ce lit sur mesure. Parce que dormir recroquevillé une nuit, à la rigueur cela peut être possible. Mais, lorsque l’on voyage plusieurs semaines, se réveiller tous les matins engourdi et les pieds froids qui ont dépassé du matelas pendant la nuit, ce n’est pas forcément agréable.
Le matin, ce lit redevient une banquette. Un vrai espace où s’installer pour prendre son café et cuisiner le petit déjeuner. C’est ça aussi, dormir à deux en van : créer un espace qui respire, qui vit, qui ne se limite pas à une fonction unique.
Dormir à deux en toute saison dans 5m²
Si Julie devait revenir en arrière, il y a une chose qu’elle ferait en premier : isoler son van. Avant même de penser au lit, à la cuisine, à quoi que ce soit d’autre. Cette étape serait l’isolation du sol au toit de leur fourgon.
Vous vous rappelez de cette première nuit à Collioure ? Le vent qui claquait contre les parois nues du van (pas encore aménagé) ? Cet écho qui les empêchait de fermer l’œil ? C’est terminé. Aujourd’hui, même quand les éléments se déchaînent dehors, l’intérieur reste leur bulle.

L’hiver en fourgon, c’est une autre dimension. Le froid qui s’infiltre, le givre sur les vitres au petit matin. Julie a connu ça du temps de ses roadtrips familiaux à bord du Volkswagen de ses parents.
Aujourd’hui, dans leur modèle de véhicule type L1H1, le couple a appris à apprivoiser ces nuits glaciales. Le soir, ils allument leur petit chauffage d’appoint. Juste le temps de réchauffer l’atmosphère, de transformer le van en refuge douillet. Puis, avant de dormir, ils l’éteignent. Toujours. Question de sécurité.
Pour le reste de la nuit, ils sont équipés d’une bonne couette chaude et d’un drap-sac (ce fameux « sac à viande » que Julie connaît bien depuis ses années de refuges en montagne). Et parfois, quand le thermomètre plonge vraiment, elle rajoute des couches supplémentaires.
« Si jamais il fait trop trop froid, j’ai tendance à dormir avec mes fringues de ski », avoue Julie en riant.
Comme certaines nuits en montagne, où Julie, frileuse, s’endort avec ses vêtements de ski. Qui a dit que nous ne pouvions pas profiter d’une bonne nuit de sommeil même en étant emmitouflés tels un ours avec leur fourrure d’hiver ?
Et le petit bonus désormais, c’est que grâce à leur isolation, la chaleur reste piégée à l’intérieur.
Des chantiers prévus pour vivre à deux l’été
Pour autant, Julie a déjà la tête dans les prochains chantier :

L’été, c’est l’inverse. La chaleur s’installe, lourde, étouffante. Dormir à deux dans un espace confiné quand il fait 35°C dehors, c’est un défi.
Un petit ventilateur, suspendu au-dessus du lit par un cordon élastique, c’est leur solution. Simple. Il brasse l’air, crée un petit courant qui rend les nuits supportables. Et encore une fois, l’Armaflex joue son rôle. Parce qu’une bonne isolation, ce n’est pas que pour l’hiver. Elle garde le frais à l’intérieur, même quand la canicule frappe.
De la force d’être une vraie équipe
Qu’est-ce qu’elle vous a appris l’expérience en van sur votre relation ?
« Ça nous a fait prendre conscience qu’on fonctionnait très très bien en équipe », nous dit Julie avec le sourire aux lèvres.
Vivre à deux dans 5m², ça révèle vite qui vous êtes vraiment en tant que couple. Il n’y a pas de place pour les non-dits, les tensions qui couvent. Tout remonte à la surface. Rapidement.
Julie et Paul l’ont compris dès le début : l’organisation, ce n’est pas une option. C’est une nécessité. Avant chaque départ, ils vérifient ensemble : l’eau, le matériel, les essentiels. Ça peut sembler rigide dit comme ça, mais en réalité, ça leur évite tellement de galères.
Ils ont aussi adopté le minimalisme. Moins d’affaires dans le van, c’est moins de bazar, moins de « Mais où est-ce que j’ai mis ce truc ? ». Chaque objet a sa place et chaque place a son objet.
Ils sont solides, elle et son copain. Et ça, ça se construit dans ces moments-là. Dans ces 5m² où on apprend à vivre ensemble, vraiment.
Quand rejoindre Morphée se transforme en épopée
Les indispensables de Julie pour bien dormir à deux dans un van
Après toutes ces nuits passées sur les routes, Julie a une liste bien précise de ce qui fait la différence entre une bonne nuit et une nuit blanche en van.
- L’isolation. Encore et toujours. Elle ne s’en lasse pas de le répéter. Sans elle, pas de sommeil paisible. C’est le point de départ de tout.
- Le confort du lit. Surtout quand on part longtemps (et trois semaines, ça compte). À ce moment-là, impossible de faire des compromis sur le couchage. Une ou deux nuits, on peut dormir n’importe où. Mais au bout d’une semaine, le corps envoie des signaux.
- La couette. Ça peut paraître bête. Mais Julie se souvient encore de cette nuit en refuge où elle avait oublié la sienne. Depuis, c’est devenu un réflexe. Et heureusement, ça ne lui est jamais arrivé en road trip. Parce que dormir à deux sans couette dans un fourgon, même bien isolé, ce serait tout sauf confortable.
Des leçons apprises des nuits à deux en van
- Première leçon : la checklist de tous les articles avant de partir. Paul va même jusqu’à créer des tableaux Excel. Ça fait sourire au début. Puis on réalise à quel point c’est salvateur. Cette double vérification qui évite d’oublier l’essentiel.
- Deuxième leçon : prévoir des jalons. Repérer quelques spots en avance. Pas besoin de tout planifier, mais avoir deux ou trois points de chute possibles, ça enlève une charge mentale énorme. Arriver fatigué à la nuit tombée et devoir chercher où dormir, c’est rarement agréable. Avec des options déjà identifiées, on profite vraiment du voyage.
- Troisième leçon : l’eau. Julie se souvient encore de ce jour en montagne. Ils ont roulé pendant des heures sans trouver un seul point de ravitaillement. Depuis, ils vérifient leurs stocks. Et ils repèrent les endroits où faire le plein sur leur itinéraire.
Oser dormir à deux en van : une expérience à vivre au moins une fois
Des frayeurs à l’envie de recommencer
Retour à Collioure. Cette fameuse première nuit. Le vent qui souffle, qui claque, qui hurle presque. Julie et Paul commencent tout juste à s’habituer au vacarme. Et puis, un bruit de moteur.
Un camion se gare à côté d’eux. Phares éteints, dans le noir total, et un homme en sort. Il fait le tour de leur van, lentement, sans un mot. Julie retient son souffle. À côté d’elle, Paul ne bouge pas. Ils sont figés, les sens en alerte. Chaque seconde semble durer une éternité.
« On était tous les deux réveillés avec les clés du van comme ça, à se dire il faut qu’on dorme, parce que qu’est-ce qu’il fait ce mec-là, c’est très très étrange », se souvient Julie.
Jusqu’au moment où ils comprennent. Il s’agit de militaires en exercice. Ils remontaient les falaises de Collioure cette nuit-là. Fausse alerte. Mais la peur, elle, était bien réelle.
Depuis ce jour, Julie garde toujours ses clés à portée de main, toujours. Pas sur le tableau de bord, pas dans une veste accrochée quelque part, mais à côté d’eux dans le lit. Parce qu’en cas de problème, pouvoir démarrer et partir, ça peut tout changer.
Cette expérience lui a aussi appris autre chose : s’écouter. Si un endroit ne vous inspire pas confiance, si votre instinct vous dit de partir, partez. Le choix de votre spot et le fait de vous sentir en sécurité est un duo incontournable pour pouvoir dormir paisiblement.

L’essai qui peut tout transformer
Si tu avais un conseil pour quelqu’un qui hésite à se lancer ?
« Testez. Même juste une nuit dans votre jardin. Vous saurez vite si dormir à deux dans un espace confiné, c’est fait pour vous. Pas besoin d’aller loin pour le découvrir. »
Et si vous vous lanciez à votre tour ?
Dormir à deux en van, ce n’est pas juste une mode qui passera. Pour Julie, c’est une façon d’explorer.
Imaginez : vous vous réveillez face à un nouveau paysage chaque matin. Vous êtes libres de partir où bon vous semble. Vous apprenez à vivre avec moins et à apprécier tellement plus.
Les compromis deviennent vite naturels. L’aménagement adapté, l’équipement pensé pour les quatre saisons, les routines qui fluidifient le quotidien. Et en bonus, des souvenirs qui resteront gravés.
Alors oui, votre première nuit ressemblera peut-être à celle de Julie : un peu chaotique, légèrement angoissante, probablement épuisante. Mais c’est ça aussi, l’aventure. Et ces moments-là deviennent vos meilleures anecdotes.
Vous rêvez de réveils face à la mer ? De nuits sous les étoiles ? De petit-déjeuners improvisés au milieu de nulle part ? De partir sur un coup de tête le vendredi soir sans savoir exactement où vous allez dormir ?
Alors lancez-vous. Commencez petit. Une nuit, puis un week-end. Investissez dans une bonne isolation. Pensez votre aménagement. Préparez vos listes. Et surtout, écoutez-vous.
L’exploration en van vous tend les bras. Il ne reste plus qu’à ouvrir la porte de votre fourgon et partir.





